À mi-chemin entre Quimper et Fouesnant, Saint-Évarzec est une commune résidentielle qui a beaucoup construit ces dernières décennies. Ses quelque 4 000 Saint-Évarzécois se répartissent entre un bourg qui s'est étoffé, d'anciens corps de ferme rénovés et de nombreux lotissements pavillonnaires. Cette dualité entre bâti ancien en pierre et maisons récentes bien isolées dessine deux familles de problèmes d'humidité très différentes.
Dans les pavillons et les rénovations récentes, la condensation domine. À force d'isoler et de rendre les logements étanches à l'air, on y piège la vapeur d'eau produite par la cuisine, les douches et le séchage du linge. Faute de renouvellement d'air, cette vapeur se dépose en buée sur les vitres et en moisissures dans les angles froids et les chambres du nord. La réponse n'est pas un traitement de mur mais une ventilation efficace : VMI par insufflation ou VMC hygroréglable, que nous dimensionnons après un bilan de l'air intérieur.
Les fermes et longères rénovées, elles, cumulent parfois les deux maux : des murs de pierre sujets aux remontées capillaires et une ventilation insuffisante. Nous y traitons d'abord la source basse, par injection d'une barrière étanche et reprise des enduits à la chaux, avant de régler l'aération. Sur les terrains en pente des lotissements du sud, un drainage périphérique protège les sous-sols et les garages enterrés de l'eau de ruissellement.
Notre travail à Saint-Évarzec consiste souvent, d'abord, à trancher honnêtement entre condensation et remontée : les deux donnent des moisissures, mais elles n'appellent pas le même traitement, et proposer une injection coûteuse là où une ventilation suffirait n'aurait aucun sens. Du bourg à Kervren et aux lotissements de la route de Fouesnant, le diagnostic gratuit sur place lève cette ambiguïté avant tout devis.