Au sud de Quimper, Plomelin descend vers l'estuaire de l'Odet, dans un paysage de bois, de manoirs et de belles demeures en pierre. Ses près de 4 500 Plomelinois vivent pour beaucoup dans un habitat ancien de caractère, entre le bourg, le secteur du Perennou en bord de rivière et les hameaux de campagne. Cette richesse patrimoniale a un revers : des maisons épaisses, montées en granite, que l'humidité du sol et la proximité de l'eau mettent souvent à l'épreuve.
Les remontées capillaires sont ici le désordre le plus fréquent. Les murs de pierre hourdés à la chaux ou à la terre, sans arase étanche, pompent l'eau du terrain sur un à deux mètres de hauteur. Le phénomène s'aggrave près de l'Odet, où la nappe reste haute et le sol frais. Nous traitons ces murs par injection d'une barrière de résine, puis nous remplaçons les enduits imperméables par des enduits de chaux qui rendent à la pierre sa capacité à sécher.
La proximité de l'estuaire pèse aussi sur les sous-sols et les caves des demeures du Perennou et des rives : sous le niveau des hautes eaux, ils prennent l'humidité par les murs comme par le sol. Le cuvelage intérieur, associé si besoin à une pompe de relevage, les remet à l'abri. Sur les parcelles en pente qui descendent vers la rivière, un drainage périphérique évite que l'eau de ruissellement ne vienne charger les fondations.
Le bâti de caractère de Plomelin impose une exigence supplémentaire : préserver la pierre et les volumes anciens. Nous privilégions systématiquement les traitements réversibles et respirants, la chaux plutôt que le ciment, et nous limitons les déposes au strict nécessaire. Dans les maisons rénovées, la condensation guette également, et une ventilation adaptée complète souvent le traitement. Du bourg au Perennou, chaque intervention commence par un diagnostic gratuit qui distingue clairement remontée, infiltration et condensation.